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Océan Indien

Madagascar

Une île de 587 000 km² à huit heures de vol de Paris, dix-huit groupes ethniques, une faune que l'on ne voit nulle part ailleurs et des routes qui se méritent.

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Où aller, quoi voir, et à quoi ressemble un séjour sur place.

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Vous partez pour Madagascar ? Vous trouverez ici les informations pratiques qui servent avant le départ et sur place : la carte de l’île, les lieux à voir, l’hébergement, la table, l’argent, la santé et la sécurité.

Pour les démarches officielles, visa, passeport ou état civil, adressez-vous à la représentation diplomatique malgache, dont les coordonnées figurent sur le site du ministère des Affaires étrangères de Madagascar.

Madagascar en quelques chiffres

Madagascar est une île de 587 000 km² et un peu moins de 5000 km de côtes. Elle abrite plus de 23 millions d’habitants, dont deux millions à Antananarivo, la capitale. Les deux langues officielles sont le malgache et le français. La population de l’île est très métissée, puisqu’on ne compte pas moins de dix-huit groupes ethniques officiels ayant diverses religions (les catholiques, les protestants, les musulmans ainsi que ceux qui pratiquent les rites traditionnels et le culte des ancêtres). La monnaie de cette république démocratique est l’ariary. L’île abrite plusieurs sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO : la réserve naturelle intégrale des Tsingy de Bemaraha, la colline royale d’Ambohimanga et les forêts humides de l’Atsinanana.

L’économie

Alors que l’île possède de nombreuses ressources agricoles, minérales et touristiques, avec des paysages incroyables, des plages de rêve, une faune et une flore uniques, l’économie du pays reste fragile. L’effondrement économique de l’île a été causé par une décolonisation précipitée et mal préparée. Si la libéralisation économique des années 1990 a fini par réveiller l’économie malgache, la crise politique du début des années 2000 a replongé Madagascar dans une périlleuse situation sociale. Le libéralisme économique, loin d’avoir stimulé l’économie, a causé une inflation qui se répercute plus lourdement sur les produits importés et profite, certes, aux touristes, mais a considérablement réduit le pouvoir d’achat des habitants, confrontés à une grande pauvreté.

Quel avenir économique pour l’île ?

Plongée dans une authentique économie de marché, l’île, dont 80 % des habitants vivent tant bien que mal de l’agriculture, avec une trop faible productivité et des infrastructures insuffisantes, n’a pas les moyens de s’imposer sur un marché trop concurrentiel. L’instabilité politique des années 2010, du renversement de Marc Ravalomanana en 2009 aux tensions institutionnelles qui ont suivi, n’a fait qu’accentuer la fragilité économique de l’île.

Le tourisme, un espoir de salut déçu

Madagascar possède tous les atouts pour être une destination touristique de choix. Malgré tout, le tourisme, sur lequel reposaient tous les espoirs, n’a pas apporté l’amélioration attendue. Par exemple, Nosy Be, la destination touristique la mieux équipée de l’île, peine à remplir ses grands hôtels et atteint péniblement un taux d’occupation de 25 % maximum. Cet échec est dû à plusieurs facteurs politiques et administratifs, mais l’afflux touristique limité est avant tout dû à l’insécurité qui règne sur l’île, fragilisée également par une météo capricieuse avec, notamment, des ouragans destructeurs qui ravagent l’île et font fuir les touristes.